Incubateur de startup, comment ça marche ?

incubateur de startup

La France est un pays incroyable pour son écosystème startup. Un entrepreneur français peut très facilement bénéficier de financements, de solutions techniques et d’un accompagnement personnalisé, notamment grâce à un accélérateur ou à un incubateur de startup.

 

Pourquoi rejoindre un incubateur de startup ?

Selon l’Agence France Entrepreneur (AFE) il s’agit de bénéficier des éléments suivants :

  • accompagnement personnalisé par un ou plusieurs chargés d’incubation,
  • intervention d’experts techniques et métiers,
  • accès à une communauté d’anciens incubés,
  • hébergement à un prix pouvant être inférieur au prix du marché,
  • mise en relation avec des investisseurs, des partenaires, des clients, des béta-testeurs, etc.
  • mise à disposition de matériels et de services, de technologies, etc.
  • apport de capitaux moyennant une prise de participation (particularité des accélérateurs)

 

Incubateur VS Accélérateurs ?

Les accélérateurs sont des programmes courts, environ 3 mois, qui permettent de lancer une startup. On considère qu’à l’entrée il faut une idée et une équipe, et à la sortie on a les premiers clients. Entre deux, l’intense programme d’accélération des startups a pour but de définir le besoin, d’y apporter une solution, de tester le MVP (minimum viable product), d’améliorer le produit, d’apprendre à pitcher, etc.

Un incubateur est un programme plus long, entre 6 mois et 2 ans, dont le but est de permettre à la startup de se développer davantage. Si l’accélérateur est la phase I, l’incubateur est la phase II. L’objectif de celui-ci est de fournir aux startups des moyens techniques tels que des bureaux et des logiciels pour se développer, ainsi qu’un réseau et des conseils. L’incubation constitue une phase d’endurance où l’intensité est plus faible qu’en accélérateur mais l’enjeu est de tenir sur la longueur pour atteindre des objectifs à long terme.

Les accélérateurs et les incubateurs sont donc complémentaires. Ils accompagnent les startups à des niveaux de maturité différents. Il existe cependant beaucoup de diversité au sein même des incubateurs. Ils sont divisés en deux classes : les incubateurs génériques et les incubateurs sectoriels. On peut également les diviser en trois typologies d’incubateurs : les incubateurs public, les incubateurs corporates et les incubateurs d’écoles.

 

Générique ou Sectoriel

Un incubateur générique accueille les meilleures startups selon leur idée, leur technologie, leur équipe et leur avancement. La sélection est basée sur le potentiel de chacune des startups.

Un incubateur sectoriel va se poser les mêmes questions à la sélection mais ajoutera un critère qui est celui du secteur d’activité. Ces incubateurs se spécialisent sur une verticale pour offrir un accompagnement, des moyens et un réseau beaucoup plus spécifique.

Ces deux stratégies d’incubations présentent des avantages et des inconvénients. Les incubateurs génériques possèdent des réseaux souvent plus vastes mais parfois moins pertinents. Au contraire les incubateurs spécialisés jouissent d’un accompagnement plus spécifique mais moins puissant à grande échelle.

 

Incubateur d’École vs Corporate vs Public

L’incubateur d’école, comme son nom l’indique, est rattaché à un établissement d’enseignement supérieur. Les grandes écoles de commerces et d’ingénieurs se sont lancées dans la course aux incubateurs et ont développé leur offre en interne. Ces incubateurs sont destinés aux étudiants et aux jeunes diplômés ayant un projet entrepreneurial. Les écoles mettent à disposition des locaux, des moyens techniques et leur réseaux au profits de ses jeunes porteur de projet pour qu’ils augmentent leur chances de réussir et fassent la renommée de leur école.

L’incubateur corporate est, à l’inverse, soutenu par une société en particulier. Celle-ci privilégiera généralement les startups ayant des enjeux business similaires à son domaine d’activité. Des synergies peuvent alors se mettre en place entre les startups et le groupe mère. Ce système permet à des grands groupes de combler leur retard sur l’innovation et le digital grâce à ses hubs d’open innovation.

Les incubateurs publics sont ouverts à tous et sont auto-financés ou financés par l’Etat. Ils n’ont pas vocation à être particulièrement proche d’une formation ou d’une entreprise mais travaillent de façon transversale sur l’ensemble de l’écosystème.

 

Comment choisir ?

  • Vous êtes étudiants en grande école ? Rejoignez l’incubateur de votre école, comme X-up pour les Polytechniciens
  • Votre école ne propose pas d’incubateur ? Rejoignez le réseau Pepite Starter
  • Vous vous lancez dans un domaine spécifique ? Rejoignez un incubateur spécialisé comme Le Tremplin pour les startups du sport
  • Vous montez une startup dans les technologies de l’aérospatial ? Rejoignez le Bizlab, l’incubateur corporate d’Airbus

Si vous souhaitez une liste des structures d’accélération et d’incubation en France, visitez mon-incubateur.com

 

A propos de Quentin Guignard 26 Articles
Diplomé du meilleur Master "E-business et Marketing Digital" en France. J'ai travaillé pour deux startups dans le sport business, un grand groupe dans les medias et je travaille actuellement pour un accélérateur de startup, le French Tech Hub. Mon parcours m'a amené à étudier 6 mois à Londres et à travailler 6 mois à San Francisco.